|
Philippe NGUYEN Thanh Thiên
Philippe NGUYEN Thanh Thiên
est né en 1962 au Vietnam de parents vietnamien et anglais.
Il pratique les arts martiaux
depuis 1970 et le Kinomichi depuis 1980 avec une interruption
entre 1985 et 2000. Son premier maître en Kinomichi a été
Maître Lucien FORNI. De 1982 à 1984, il a parallèlement
suivi les cours de Maître Masamichi NORO.
Parmi les arts étudiés,
nous comptons le Judo, l'Aïkido, le Tai Chi Chüan Ecole
Chen avec Maître WANG Yang et le Kenjutsu de la Hyoho Niten
Ichi Ryu où il est l'élève direct du Grand
Maître IWAMI Toshio sohke. Il a fait plusieurs voyages
d'étude au Japon pour approfondir la Voie du sabre auprès
de son maître. Il a également été
l'organisateur pour cette école de deux stages internationaux
à PARIS en 2004 et 2005 qui ont été l'occasion
de faire découvrir en Europe la prestigieuse école
de Miyamoto MUSASHI. Il écrit régulièrement
des articles sur les arts martiaux, la culture et la philosophie
orientales dans le magazine Dragon pour lesquels il sollicite
des auteurs et des spécialistes de ces différents
domaines.
- Il enseigne aux enfants et aux
adultes. Les cours ont lieu à Paris et à Vincennes.
A Paris, ils sont bilingues : anglais et français. Les
élèves sont de nationalités diverses (une
dizaine) et leur âge a varié entre 4 et 72 ans.
- Emblème de Nguyen Thanh Thiên,
- Futaha Zuki : 2 lames et la lune
- " Le Kinomichi est un art,
voire une Voie, où l'on place l'homme ou la femme face
à l'humain. Plongeant ses racines dans la tradition extrême-orientale,
sa compréhension de la personne et son usage du corps,
du souffle et de l'esprit se sont renouvelés au contact
de l'Occident. Je suis persuadé que notre génération
a pour tâche de mieux comprendre les voies du Levant et
du Couchant, pour dépasser leurs oppositions et avancer
vers le cur de l'homme. A l'instar de la pensée
chinoise et en reprenant à son compte les mots d'Anne
CHENG, j'avance que le Kinomichi " ne procède
pas tant de manière linéaire ou dialectique qu'en
spirale. [Il] cerne son propos, non pas une fois pour toutes
par un ensemble de définitions [ou de techniques], mais
en décrivant autour de lui des cercles de plus en plus
serrés. Il n'y a pas là le signe d'une pensée
[ou d'une pratique] indécise ou imprécise, mais
bien plutôt d'une volonté d'approfondir un sens
plutôt que de clarifier un concept ou un objet de pensée
[ou de pratique]. Approfondir, c'est-à-dire laisser descendre
toujours plus profond en soi, dans son existence, le sens d'une
leçon (tirée de la fréquentation assidue
des Classiques), d'un enseignement (prodigué par un maître),
d'une expérience (du vécu personnel). "
Le Kinomichi est la prise en main d'un rapport à soi,
à l'autre et au Monde. Les doigts s'ouvrent, les paumes
donnent, les postures se redressent. Il est un art martial où
la domination n'est plus un objectif, où la réalisation
de la personne ne requiert plus la négation de l'Autre.
Il reste une expérience qui nécessite un premier
pas, ce pas qui ouvre le Tao, le Dô, la Voie. "
Philippe NGUYEN
Thanh Thiên
- 1/ Histoire de la Pensée
Chinoise, Anne CHENG, éditions du Seuil, 1997, p.34
|
-
|